La couverture du Souper des Maléfices : l’interview de Mathieu Leyssenne

https://latourades.files.wordpress.com/2014/05/mathieu-leyssenne-de-sud-ouest.jpg?w=344&h=172Super-star du jeu de société en France, ses univers sont léchés, pleins d’humour et de fantasy, un peu à l’image des mondes d’Arleston. Du coup, on s’est dit qu’ils iraient bien ensemble. Mathieu Leyssenne a réalisé la couverture du Souper des Maléfices et a bien voulu répondre à nos questions…

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je vis à Bordeaux, et je suis illustrateur depuis une quinzaine d’années. Je travaille essentiellement sur des jeux de société, et de temps à autres sur des jeux vidéos et des livres jeunesse.

Tu as réalisé la superbe couverture du roman d’Arleston, Le Souper des Maléfices. Tu connaissais bien le travail de Christophe, je crois…

Un ami m’avait fait découvrir les Feux d’Askell, il y a des années. Et plus tard, j’ai découvert Lanfeust. C’était tout à fait le genre d’univers que j’aimais, du fantastique, de l’humour, et des personnages hauts en couleur…

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Tu as l’habitude de ce genre d’exercice ? En quoi une couverture de jeu de société est-elle différente ?

Techniquement, ça se ressemble quand même beaucoup. Dans les deux cas, il faut donner envie. La différence essentielle, pour moi, c’est que lorsque je travaille sur un jeu, je ne réalise pas que la couverture. Il y a tout un travail d’illustration sur le contenu de la boîte, les cartes, les pions, le plateau de jeu,… Parfois même le graphisme, l’iconographie, le logo,… c’est très complet, et ça permet de créer tout un univers. Dans le jeu, il y a un thème, une mécanique, mais il n’est pas rare de finalement tout développer de cet univers soi-même, en travaillant à la cohérence graphique des différents éléments. Pour une couverture de livre, je trouve ça plus délicat. C’est l’auteur qui maîtrise l’univers, alors il faut viser juste.

Avant d’en arriver à ce joli résultat, il y a un certain nombre d’étapes… Tu peux nous en parler ?

Affichage de couv_crob01.jpg en cours...
L’éditrice n’aimait pas la tripaille.

La première étape a été la lecture du livre. On avait ensuite discuté de pistes que j’avais trouvé intéressantes, cette idée de nature morte, et j’ai pu m’attaquer aux premiers croquis. On a alors ajusté, enlevant une petite colerette par-ci, une petite tripe par-là… J’ai ensuite  préparé une première ébauche couleur, qui nous a permis de discuter de l’ambiance. Encore quelques changements, et j’ai finalisé l’illustration.

Affichage de couv_crob02.jpg en cours...
L’éditrice n’aimait pas la collerette et préférait une teinte bleue et or (elle est un peu chiante)

Quelle technique graphique utilises-tu ?

J’ai abandonné les crayons il y a une bonne dizaine d’années. Tout est numérique maintenant, du croquis à la couleur. Je travaille sur une petite tablette graphique Wacom A6, avec le logiciel Painter.

Le Souper des Maléfices est en librairie depuis le 6 octobre. Tu es content du résultat ?

Très content, oui. Et vraiment ravi d’avoir pu travailler sur ce projet.

souper-des-malefices
La version finale maquettée par Gaëlle Merlini

À part ça, tu as une actualité à nous faire partager en ce moment ?

Je termine en ce moment les illustrations pour l’extension d’un jeu de société, Jamaïca, de Sébastien Pauchon, Malcolm Braff et Bruno Cathala.

Résultat d’images pour jamaïca Mathieu Leyssenne

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