La couverture des Poisons de Katharz : l’interview de Jean-Baptiste Andreae

Afficher l'image d'origineC’est une étoile dans le milieu de la bande-dessinée. Ses grandes illustrations à l’acrylique s’exposent sur les murs des plus prestigieuses galeries parisiennes. Jean-Baptiste Andreae a réalisé la couverture des Poisons de Katharz et a accepté de répondre à quelques questions.

 

Peux-tu te présenter rapidement ?
Je dessine des bande-dessinées depuis 1993. J’ai actuellement 14 albums à mon actif. Je suis un rêveur amoureux du dessin et des mondes imaginaires, fantasmatiques.https://i1.wp.com/cp12.nevsepic.com.ua/83/1350254313-0104787-www.nevsepic.com.ua.jpg

Tu as réalisé la très belle couverture du roman d’Audrey Alwett, Les poisons de Katharz. D’habitude, le domaine du roman n’est pas ton coeur de métier, je me trompe ? En quoi l’exercice est-il différent ?
C’est la première fois que j’illustre une couverture de roman et je remercie Audrey Alwett d’avoir pensé à moi. C’est très différent du travail que je fais en bande dessinée, sauf bien sûr pour les couvertures d’albums. il s’agit en une seule image de poser un univers, un ton, qui non seulement reflète le roman mais doit aussi séduire et interpeler le public. Dans ce cas précis, ça a été une étroite collaboration avec Audrey. C’était très plaisant d’avoir affaire à une personne si enthousiaste et impliquée dans ce travail. 

Avant d’en arriver à ce joli résultat, il y a un certain nombre d’étapes… Tu peux nous en parler ?
La première chose, c’est évidemment de trouver l’idée et donc de réfléchir (je ne vous le conseille pas, c’est très fatiguant !). Il y a eu beaucoup d’échanges entre Audrey et moi. Je proposais des crayonnés, on en discutait. J’apportais des modifications en fonction de ses remarques, etc… Une fois qu’on a été d’accord, il a fallu réaliser l’illustration.
J’ai commencé par un crayonné propre, précis et détaillé, qui est l’étape décisive. Dans ma façon de travailler, tout s’appuie sur le dessin de départ.
Ensuite, il me restait à poser les couleurs.
Quelle technique graphique as-tu utilisé ? C’est ta favorite ?
Je fais partie des illustrateurs qui travaillent encore « à la main ». Ça comporte bien sûr des inconvénients, notamment la difficulté qu’il y a à apporter des modifications lorsque le travail est fini. mais je ne peux pas travailler autrement. J’aime le rapport physique avec la matière, le papier, les encres, la peinture.
J’utilise de la peinture acrylique sur papier.
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Bien qu’elle soit la plus difficile à maquetter, cette composition était celle qui avait le plus d’impact, c’est donc celle sur laquelle nous sommes partis.

Les Poisons de Katharz est en librairie depuis le 6 octobre. Tu es content du résultat ?
Je suis enchanté ! Je trouve que c’est une belle couverture ! Audrey a choisi de modifier le fond du dessin qui était rouge. Sur fond blanc, le personnage ressort vraiment bien et ça fait une image qui a un bel impact.
poisons
Version finale, maquettée par Gaëlle Merlini qui en a bavé. On vous épargne les 43 essais précédents.
 À part ça, tu as une actualité à nous faire partager en ce moment ?

Je travaille actuellement sur le quatrième tome d’une série en bande dessinée, Azimut, avec Wilfrid Lupano au scénario, aux Éditions Vents d’Ouest. La série comportera 5 albums en tout.https://i2.wp.com/www.brignais.com/festivalbd/photo/art/default/8306697-13003881.jpg

Les Poisons de Katharz :

À Katharz, ville-prison dans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu’elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d’habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ça serait désagréable.
Bien entendu, les enjeux sont secrets. Bien entendu, le marchand de sortilèges Sinus Maverick prépare un coup d’État infaillible. Bien entendu, le Prince Alastor a planifié de raser la ville avec sa trop nombreuse armée. Bien entendu, Dame Carasse, la seule sorcière capable d’affronter ce chaos, vient de ficher le camp. Bien entendu…
Une intrigue puissante, des personnages dotés de défauts affreusement humains, un final épique… Avec un humour féroce, Les Poisons de Katharz est un roman qui pose la question du compromis moral.
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